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Côtes-d’Armor après le confinement: l’envie de mise au vert va-t-elle booster les prix?

Depuis début mai et la sortie du confinement, les consultations d’annonces immobilières sur les Côtes-d’Armor sont en hausse.
La crise sanitaire, le confinement en ville, le développement du télétravail ont donné des envies de jardin et d’espace aux citadins.

Cet engouement et ce désir de mise au vert, vont-ils profiter à l’ouest des Côtes-d’Armor et booster les prix ?

Jean-Tugdual Le Roux, président de la Chambre des notaires des Côtes-d’Armor temporise :« Bien trop prématuré pour l’évaluer, entre un compromis et la vente, s’écoule deux mois et demi. C’est à l’automne prochain que l’on pourra estimer les volumes et les prix. Le département a des atouts, on verra peut-être une petite tendance en septembre. Mais s’attendre à ce que l’immobilier explose sur les Côtes-d’Armor, clairement non. Ce ne sera pas un raz-de-marée. »

Plusieurs inconnues

À ceux qui misent sur une hausse du prix de l’immobilier, dont le prix médian costarmoricain pour un pavillon (130 000 €) ne s’est pas relevé de la crise financière de 2008, le notaire oppose une équation à plusieurs inconnues : conditions bancaires, marché de l’emploi, état de l’offre de biens, etc.
Cette surcote tentante mais trop hâtive pourrait même, selon lui, « déstabiliser » un marché à la hausse ces trois dernières années et adapté au niveau de vie des Costarmoricains : « Pour preuve, le département au 3e rang national en termes d’habitants propriétaires de leurs biens. »

Coup d’arrêt

Après une année 2019 florissante de transactions, à 89 % sur le marché de l’ancien, les indicateurs immobiliers étaient au vert en janvier 2020, avec même une légère hausse des prix. La crise sanitaire et le confinement ont porté un coup d’arrêt à cette bonne dynamique comme le confirme Gilles Lhuaire, gérant de l’agence Guy Hoquet de Saint-Quay-Portrieux : « Le marché a stoppé contraint et forcé. Et il se réveille comme il s’était endormi, stable, avec une demande soutenue et des biens qui viennent à manquer ». « En début d’année 2020, on commençait à voir un léger tassement de l’offre, confirme le président de la Chambre départementale des notaires, après des volumes importants en 2019. »

Consultations en hausse

A l’annonce de la sortie de confinement, deux semaines avant le 11 mai, les sites d’annonces immobilières ont connu un regain de fréquentation, supérieur à celui de 2019 à pareille époque. Cette hausse est un signe d’engouement, pas forcément encore de concrétisations pour le Trégor-Goëlo et l’Argoat…
Jean-Tugdual Le Roux estime que cela concernerait : « Des secteurs très bien desservis par le train et les axes routiers. Et en cas de volonté de télétravail, bien desservis en réseaux, en commerces, services et écoles. ». Quitter Paris ou les grandes agglomérations, peut-être, « mais pour une ville moyenne de province autour de Saint-Brieuc. La Ligne Grande Vitesse (LGV) favorise aujourd’hui plus l’est du département que l’ouest. »

L’axe Saint-Brieuc/Lorient

Et cette démarcation, qui coupe depuis longtemps la Bretagne immobilière en deux selon un axe Saint-Brieuc-Lorient, se traduit dans les prix sur le département. Du simple au double voire parfois au triple… Le prix médian d’une maison en 2019 à Lancieux est de 270 000 € quand il est de 185 000 € à Paimpol, 133 500 à Plouagat, 111 000 à Ploumagoar, 85 500 à Guingamp. L’axe de la RN12 marque aussi un fossé entre le nord littoral et rétro-littoral et le sud rural.

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